AIKIDO

PRÉSENTATION

L'aïkido 

C'est un art martial japonais défensif et non compétitif.

L'origine de cette discipline est le BUSHIDO, l'art guerrier japonais, pratiqué et affiné depuis la nuit des temps par des générations de samouraïs. On étudiait alors toutes sortes de techniques de combat à mains nues, ou équipés d'armes, tels le sabre, la lance, le bâton, le couteau, le tir à l'arc. Pendant des siècles, les duels avaient un caractère définitif souvent soldés par la mort. Art de vaincre.


Maître UESHIBA, étudia plusieurs techniques issues du BUSHIDO l'art de la guerre, et souhaita à travers sa méthode le transformer en BUDO, voie de connaissance de soi et d'éducation, tant physique que spirituelle, incluant une sérieuse connaissance du corps ainsi qu'une éthique morale. Aussi il décida de bannir dans son art la notion de vainqueur/vaincu, l'autre n'est plus considéré comme un adversaire à abattre, mais comme un partenaire à préserver, un humain, un autre soi-même.

aikiso;session;groupeEn AÏKIDO il n'y a ni combat ni compétition, pourtant c'est l'engagement de soi qui est le support de l'étude. 
C'est un art martial complet qui aborde toutes sortes de situations. Il n'y a pas de catégories de poids, pas de différenciation de sexe, les techniques sont les mêmes pour tous, et tout le monde travaille ensemble, la diversité des partenaires est très instructive et intéressante, aussi une petite nana peut d'une clef de poignet retourner un molosse. Cette situation peut porter à sourire, et le plaisir devient aussi un élément important, car au delà du conflit, l'aïkido nous invite à la relation, à la découverte de l'autre et non à son déni.

Dans son idéal l'aikidoka doit trouver une réponse dissuasive pour répondre à la violence en sachant protéger et préserver son intégrité physique mais aussi celle de son agresseur tout en lui démontrant l'inutilité de ses attaques, comme il n'y a pas de combats, aucune règle ne codifient ni ne limitent le champs des applications techniques, contrairement à certains sports d'opposition qui réglementent le combat en compétition et interdisent certaines prises ou parties du corps.

Techniquement, face à une attaque, la pratique propose : l'esquive (tenkan) ou l'anticipation, l'initiative (irimi), suivie d'un principe fondamental, le déséquilibre. Il n'est nullement question de force pure, il n'y a jamais d'opposition en aïkido, on tente d'aspirer, de guider précisément la force du partenaire dans un vide où il perd ses appuis, et se retrouve vulnérable, de là on le canalise soit par un contrôle suivi d'une immobilisation, ou par une projection qui retourne la force vers son protagoniste l'obligeant à chuter. 

Vu de l'extérieur, les techniques sont très fluides, quasi esthétiques, les déplacements circulaires du corps utilisent les 360° de l'espace. Comme au maniement du sabre, la notion d'axe, de déplacements et de prises d'angles précis, de centrage et d'unité du corps sont fondamentaux. Les parallèles entre le travail des armes et les techniques à mains nues sont évidents, la puissance découle des principes fondamentaux de biomécanique : soit de l'amplitude des mouvements, du timing et de la vitesse. A travers la multitude des situations abordées en aïkido, le pratiquant développe une parfaite psychomotricité, et ce, du débutant au plus avancé, la répétition des gestes n'aura de cesse d'affiner les perceptions tant sensorielles que kinesthésiques, une fois les techniques de bases acquises, chacun saura exprimer ses qualités propres et approfondir ses connaissances, au fil du temps l'efficacité tend vers l'efficience. 

La tenue

L'Aïkido se pratique avec un aïkidogi, gi étant une tenue d'entraînement souvent appelée à tort kimono. Il est composé d'une veste blanche plus ou moins matelassée et d'un pantalon blanc plus léger. Comme dans la plupart des arts martiaux, on retrouve aussi la ceinture, nommée obi, qui serre et ferme la veste. Elle est traditionnellement blanche pour les élèves débutant ou noire pour les élèves gradés. Certaines écoles occidentales marquent les kyu par des ceintures de couleur.A partir du 3ème ou 2ème Kyu, le pratiquant est autorisé à vêtir une jupe-culotte traditionnelle portée autrefois dans le Japon féodal : l'hakama, généralement de couleur noire ou bleue. Il indiquait à l'époque le rang social du Samouraï. Dans la pratique, il avait pour rôle essentiel de cacher les pieds à son adversaire.

aikiso;session;jeanLes grades en Aïkido

On distingue deux types de grades en Aïkido :
- les Kyu, au nombre de six, (du sixième au premier) à partir du début de l'apprentissage
- les Dan, à partir de la ceinture noire (Du premier au quatrième, les dan sont obtenus après passage d'un examen, les grades au dessus sont attribués au mérite et suivant l'apport du pratiquant à l'Aïkido).


L'Aïkido est une discipline physique, technique et mentale :

Physique : parce que l'exécution correcte des mouvements améliore la condition générale du corps, en particulier la colonne vertébrale et les articulations. La respiration liée aux techniques stimule la circulation énergétique et sanguine et ce aussi dans certains muscles profonds trop souvent inemployés. L'exécution des mouvements impose l'étude de sa propre stabilité et développe les réflexes. 

Technique : parce que la rigueur des arts martiaux traditionnels s'applique à l'Aikido. Le pratiquant s'efface au dernier moment devant l'action de son adversaire et guide la force déployée par celui-ci en effectuant un déplacement du corps susceptible d'accentuer le déséquilibre, afin de provoquer une chute. Les mouvements d'Aikido s'inscrivent dans des plans circulaires, verticaux ou inclinés ou se développent sous forme de spirales suivant les techniques employées. Comme la toupie ou la vague, le corps décrit un mouvement de façon à déplacer le centre de gravité de l'adversaire pour pouvoir manœuvrer facilement et projeter ce dernier avec facilité. 

Mentale : parce que le pratiquant sincère essaie de s'améliorer aussi en dehors du dojo. L'utopie n'est pas l'idéal de l'Aikido, mais si chacun essaie de devenir meilleur jour après jour, non seulement dans ses techniques, mais aussi dans la vie quotidienne, il participera alors dans sa modeste mesure à l'amélioration générale. De cette façon, l'Aikido contribue fortement à développer une compréhension mutuelle entre les différents peuples.